l'assurance, au contraire, procure un infaillible bénéfice
HISTOIRE GÉNÉRALE LE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 171
« ries et toutes les combinaisons d'une nature purement aléatoire ;
« l'assurance, au contraire, procure un infaillible bénéfice, fruit de
« l'épargne et de la prévoyance. Récompense des sacrifices faits pendant
„ la prospérité, ou du moins pendant les années d'activité et de labeur,
,< elle affranchit celui qui quitte la vie de l'inquiétude d'y laisser dénués
« de toute ressource des êtres tendrement aimés.
« Il est facile de se rendre compte du parallélisme existant entre
,i l'assurance en cas de mort et la constitution de rentes viagères. A
,, l'aide des mômes tables et des mêmes calculs, l'homme qui, au lieu de
i, se proposer la formation d'un capital, veut tirer du capital qu'il possède
« et toucher jusqu'à la fin de ses jours un revenu certain accru de
.. l'amortissement viager de son capital, cet homme pourra, en versant,
« de môme que l'assuré en cas de mort, soit une somme définitive, soit
« une série de cotisations, se garantir pour sa vieillesse une aisance
i proportionnée aux sacrifices ou aux épargnes de sa jeunesse et de son
âge mûr ; eût-il même des héritiers, il pourra former ce contrat sans
.. léser les droits de la famille, à la condition, toutefois, de renoncer à une
« partie des avantages qu'il pourrait personnellement en attendre : c'est
« la rente à capital réservé.
te L'Empereur, messieurs, dont la constante et profonde sollicitude
ei. pour le bien do l'humanité s'est traduite de tant de manières et ne se
. repose jamais; l'Empereur ne pouvait négliger des moyens aussi effi-
« caces, non seulement de secourir, mais aussi de moraliser et d'élever
>i les classes laborieuses; les fallacieuses promesses d'un bien-être qui
« ne repose pas sur la loi dure, mais féconde du travail et du sacrifice,
ee appartiennent à des doctrines qui, puissantes parfois pour détruire, ne
« peuvent fonder ni protéger ; — l'ordre et la liberté donnés pour garanties
« au développement de l'activité générale; le travail rendu plus facile
¦¦ et l'instruction plus abordable; les secours de la charité réservés aux
¦ situations où manquent la force individuelle et l'assistance delà famille;
" l'État, ne se substituant pas à la responsabilité de chacun envers soi et
» envers les siens, mais se regardant comme responsable de la bonne direc-
1 lion de tous, tels sont les principes, messieurs, que vous reconnaissez
« comme vôtres, et que l'Empire s'est proposé de fortifier et d'appliquer
« au sein d'une société fondée sur la justice et le devoir.
te La Caisse des retraites pour la vieillesse, créée en 1856, s'est per-
« fectionnôe sans relâche par des lois modificatives jusqu'en 186-1 :
" Dans le plan des institutions destinées à venir en aide aux populations
" laborieuses, celle-ci, disait M. Dumas, alors Ministre du Commerce,
" devait occuper le premier rang : nous voulons rappeler vivement aux



