législatif vient de voter la loi relative à la création de deux caisses
HISTOIRE GÉNÉRALE HE I,'ASSURANCE EN l.'RANCE ET A L'ÉTRANUEH ilii)
, législatif vient de voter la loi relative à la création de deux caisses
,. d'assurances, l'une en cas de décès, l'autre en cas d'accidents
,, résultant de travaux industriels ou agricoles. Cette loi a donné lieu à
,. une discussion très intéressante qui a occupé les séances des 28, 29 et
» 30 mai, et à laquelle ont pris part : MM. le baron de Beauverger, rap-
o porteur; Maurice Richard, Martel, Louvet, Emile Ollivier, de Forcade
o la Roquette, minisire des travaux publics ; Paul Dupont, Eugène
K Pelletan, Vernier, conseiller d'État, commissaire du gouvernement,
., conseil; de Boureville, conseiller d'Etat, commissaire du gouverne-
« ment; de Tillancourt, le général Lebreton, Ernest Picard, Jules
* Simon, Paul Bethmont, Mathieu, Joliot, Chesnelong, Paulmier, le
i. vicomte Lanjuinais, Garnier-Pages, Jules Favre, Guillemot, conseiller
d'Etat, commissaire du gouvernement; Aymé et Dessaignes. L;i
< nature et l'étendue de notre publication ne nous permettent pas de
» donner le compte rendu de ces délibérations : d'ailleurs on peut le lire
« in extenso dans le Moniteur universel des 29, 30 et 31 mai ; seulement
« nous tenons à signaler le remarquable progrès qui s'est réalisé dans
« les esprits depuis quelques années au sujet des assurances sur la vie ;
« progrès auquel la loi qui vient d'être votée donnera certainement une
« nouvelle impulsion. Nous avons suivi les débats de la Chambre avec la
« plus scrupuleuse attention, et nous sommes heureux de constater qu'il
« ne s'est pas élevé une voix, qu'il ne s'est pas dit un mot qui ne fût favo-
« rable à l'institution dont l'Empereur a voulu étendre les bienfaits aux
« classes les plus humbles de la société. Tout le monde a été d'accord
¦ sur le principe, la loi a été parfaitement accueillie et votée à l'unanimité
« dans son ensemble. C'est là un fait très considérable, et qui dénote en
« France une véritable révolution pacifique en faveur de l'assurance sur la
« vie. L'éloquent rapport de M. le baron de Beauverger offre une preuve
« éclatante de ce progrès accompli; il est impossible de réunir plus d'ôlô-
« valion d'idées et de sentiments dans une élude plus approfondie et
« plus consciencieuse. On peut en juger par le court extrait qui va suivre,
« et que nous donnons avec le vif regret de ne pouvoir insérer ce remar-
* quable travail en entier. Mais nous comblerons cette lacune, car, d'après
« l'initiative prise par MM. J. Chagot, baron de Beauverger, Chesnelong
« et quelques-uns de leurs collègues, nous nous proposons, sous leurs
« auspices, de réunir en un volume les principaux documents relatifs à
¦' la nouvelle loi.



