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malades, les refusés des grandes Compagnies qui, là, n'ont rien à ris- , quer

HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 167

« malades, les refusés des grandes Compagnies qui, là, n'ont rien à ris-
, quer. S'ils vivent deux ans et un jour, l'assurance est valable. Or, un
„ grand nombre de maladies chroniques durent plus de deux ans, en
« moyenne. Si les médecins de France connaissaient cette clause, ils
« pourraient pousser à l'assurance auprès de la caisse de l'État lss pères
,« de famille chez lesquels ils reconnaissent, les germes d'une maladie mor-
< telle à longue échéance. A ce point de vue, il est heureux, pour le bud-
„ get, que l'existence de cette caisse ne soit pas très connue, ce qui
« s'explique, dans unecertaine mesure, par le fait qu'aucun de ses agents
ii n'a intérêt à augmenter sa clientèle. »

Du fonctionnement passons aux résultats.
Le journal le Soleil écrit ce qui suit :

« Il n'est pas possible de lire le rapport inséré au Journal officiel

n Les risques sont de deux natures ; premièrement, il y a ceux qui existent par
u eux-mêmes ; de ce nombre sont le naufrage, la foudre, l'incendie, la grêle, la gelée,
i l'inondation, etc.; deuxièmement, il y a ceux qui n'existent que par le fait de la société
.. telle que l'homme l'a instituée; do ce nombre sont la guerre, la piraterie, le

meurtre, le rapt, le viol, le vol, les fraudes, les voies de fait, etc

» Les premiers de ces risques ont été considérablement diminués par les efforts
opiniâtres de la science, victoires de l'homme remportées sur la matière...

i. Quant aux seconds, à ceux qui n'existent que par le fait de la société telle que
.. l'homme l'a instituée, il suffirait pour qu'ils se dissipassent de l'observation univer-
« selle de ce précepte ôvangolique : JVe pas faire à autrui en que l'on ne voudrait pas
« qu'il nous fil. Toute la question se réduit à donner à ce précepte la rigueur incon-
•i testée d'un axiome géométrique.

.i Ayant, pris pour point de départ de mes travaux les suppositions que je viens

« d'énoncer sommairement, je me suis demandé s'il était possible de concevoir et de

fonder une société qui, réduisant tout mathématiquement à des risques judicieu.se-

" ment prévus et à des probabilités exactement calculées, aurait pour unique pivot

. l'assurance universelle.

<' Je me suis demandé si une société fondée sur cette supposition, fausse ou
" vraie, et tournant sur ce pivot, comme la terre sur son axe, vaudrait moins que la
¦' société qui repose sur une distinction arbitraire entre le bien et le mal, distinction
« arbitraire puisqu'elle a varié ot qu'elle varie encore selon la diversité des temps et
¦ dos pays, des religions et des lois.

•i On remarquera que, respectant toutes les croyances, quoiqu'elles so contre-
" disent, je n'attaque aucune des religions qui se pratiquent.

« Chacune d'elles affirmant que les autres sont des impostures, ou, pour le moins,
" des erreurs, dans l'impuissance de les mettre d'accord, j'ai entrepris de me passer

" d'elles »

Et dire que l'assurance par l'État repose sur cetto idée de Girardin III

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