On a pensé en Angleterre que le système de l'assurance pourrait être utilise
230 HISTOIRE GÉNÉRALE DE 1,'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER
« la garantie d'un emprunt, les effets de la présente assurance passeront
t entre les mains du prêteur ou de ses ayants droit et ce à dater du
« jour du prêt; ses effets dureront jusqu'au jour du remboursement du
« principal prêté et de ses intérêts.
« Dans ce cas, le prêteur est obligatoirement tenu de fournir à1 la
« Compagnie, dans les trente jours de l'acte de prêt, une expédition dudit
« acte.
« Si le remboursement n'est pas réclamé à son échéance par le
o prêteur ou par les ayants droit, il pourra l'être par la Compagnie, celle-
« ci agissant en qualité de mandataire.
« ART. 3. — La prime est le prix de l'assurance.
« La prime est unique et libère la police pour toute sa durée.
« ART. 4. — Dès qu'une retenue lui est signifiée, l'assuré est tenu
<• qui lui ont été remises à titre de simple dépôt. Les vols au cautionnement sont
« devenus très fréquents.
" On a pensé en Angleterre que le système de l'assurance pourrait être utilise
" dans la circonstance. Etant donné un nombre d'employés sur lesquels une Compa-
" gnie, spécialement outillée pour cela, a pris des renseignements, il n'y en a qu'une
" proportion, qui a pu être rétablie après un temps assez, long d'expérience, qui maii-
« que à l'honnête. Cette proportion représente un aléa de... qui, réparti sur l'onsem-
•¦ ble, se traduit par une primj de... par tête et par centaine ou millier de francs.
« L'expérience a été faite en Angleterre et elle va réussi. Elle y a si bien réusai
" que des Compagnies concurrentes se sont formées à la suite du succès do la
« première. 11 n'est pas do meilleure preuve de ce succès et, par suite, de l'utilité que
" la création de ces entreprises concurrentes.
« M. Smyth, qui a pris part, dans son pays, à la création de la première Compa-
« gnie, de celle dont le succès a amené la naissance des autres, et qui, maintenant.
>¦¦ vit en France, voudrait introduire chez nous ce qui a réussi de l'autre côté de la
« Manche, et il nous a saisi, à titre purement consultatif, bien entendu, de son idée.
• Il nous a demandé si nous pensions que le système pourrait être introduit en
•• France.
« La question, ainsi posée, est éminemment délicate. Sans doute chacun de nous
« peut se demander : « Si une semblable Compagnie se fondait, qu'elle présentât, ollo-
i- môme, des garanties de solvabilité et de bonne administration, aurais-je recours à
« elle ? » Mais il y a une différence entre une opinion sur l'idée en soi et une adhésion
>¦ effective, et tel, qui étant complètement désintéressé, pourrait dire : « Pom-
" quoi pas ? » Bans doute hésiterait au moment de réaliser la chose; tel, au
" contraire, qui répondrait du promier mouvement: « Jamais 1 » serait capable, sous
'. l'empire de certaines circonstances, de devenir un client de la nouvelle entreprise.
a II n'y a donc, à mon avis, possibilité d'exprimer d'autre opinion que colle-c :
« Sans doute, la combinaison est ingénieuse, elle devrait réussir en Frpnce comme
« ailleurs. Cependant, le fonctionnement seul peut répondre à la question posée. »
•i Le caractère français a pour base... en matière commerciale, la prudence, trop
« de prudence même; nous en avons la preuve par les nombreuses plaiutes que nous
« la garantie d'un emprunt, les effets de la présente assurance passeront
t entre les mains du prêteur ou de ses ayants droit et ce à dater du
« jour du prêt; ses effets dureront jusqu'au jour du remboursement du
« principal prêté et de ses intérêts.
« Dans ce cas, le prêteur est obligatoirement tenu de fournir à1 la
« Compagnie, dans les trente jours de l'acte de prêt, une expédition dudit
« acte.
« Si le remboursement n'est pas réclamé à son échéance par le
o prêteur ou par les ayants droit, il pourra l'être par la Compagnie, celle-
« ci agissant en qualité de mandataire.
« ART. 3. — La prime est le prix de l'assurance.
« La prime est unique et libère la police pour toute sa durée.
« ART. 4. — Dès qu'une retenue lui est signifiée, l'assuré est tenu
<• qui lui ont été remises à titre de simple dépôt. Les vols au cautionnement sont
« devenus très fréquents.
" On a pensé en Angleterre que le système de l'assurance pourrait être utilise
" dans la circonstance. Etant donné un nombre d'employés sur lesquels une Compa-
" gnie, spécialement outillée pour cela, a pris des renseignements, il n'y en a qu'une
" proportion, qui a pu être rétablie après un temps assez, long d'expérience, qui maii-
« que à l'honnête. Cette proportion représente un aléa de... qui, réparti sur l'onsem-
•¦ ble, se traduit par une primj de... par tête et par centaine ou millier de francs.
« L'expérience a été faite en Angleterre et elle va réussi. Elle y a si bien réusai
" que des Compagnies concurrentes se sont formées à la suite du succès do la
« première. 11 n'est pas do meilleure preuve de ce succès et, par suite, de l'utilité que
" la création de ces entreprises concurrentes.
« M. Smyth, qui a pris part, dans son pays, à la création de la première Compa-
« gnie, de celle dont le succès a amené la naissance des autres, et qui, maintenant.
>¦¦ vit en France, voudrait introduire chez nous ce qui a réussi de l'autre côté de la
« Manche, et il nous a saisi, à titre purement consultatif, bien entendu, de son idée.
• Il nous a demandé si nous pensions que le système pourrait être introduit en
•• France.
« La question, ainsi posée, est éminemment délicate. Sans doute chacun de nous
« peut se demander : « Si une semblable Compagnie se fondait, qu'elle présentât, ollo-
i- môme, des garanties de solvabilité et de bonne administration, aurais-je recours à
« elle ? » Mais il y a une différence entre une opinion sur l'idée en soi et une adhésion
>¦ effective, et tel, qui étant complètement désintéressé, pourrait dire : « Pom-
" quoi pas ? » Bans doute hésiterait au moment de réaliser la chose; tel, au
" contraire, qui répondrait du promier mouvement: « Jamais 1 » serait capable, sous
'. l'empire de certaines circonstances, de devenir un client de la nouvelle entreprise.
a II n'y a donc, à mon avis, possibilité d'exprimer d'autre opinion que colle-c :
« Sans doute, la combinaison est ingénieuse, elle devrait réussir en Frpnce comme
« ailleurs. Cependant, le fonctionnement seul peut répondre à la question posée. »
•i Le caractère français a pour base... en matière commerciale, la prudence, trop
« de prudence même; nous en avons la preuve par les nombreuses plaiutes que nous



