a son histoire représentée avec ses polices distinctes
HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 223
a son histoire représentée avec ses polices distinctes, ses imprimés, ses
l'.-gles, ses comptes, ses décisions, sa législation, ses finances, ses
méthodes d'établir les primes, personnelles ou de Compagnies, avec l'ac-
tif, le passif et la carrière des Compagnies. Enfin chaque Compagnie
h>cale ou étrangère qui a fait son apparition à Philadelphie dans l'espace
do ces deux siècles y est consignée.
Détachons encore de l'histoire de l'assurance américaine cette note
relative à la création de deux Compagnies d'assurances contre l'incendie
fondées en 1752 à Philadelphie. La première de ces deux centenaires se
nomme la Main dans la Main (Hand in Hand) voici, d'après un
recueil américain, dans quelles circonstances elle a été fondée :
« Ce fut la Pennsylvania Gazette, dont Benjamin Franklin était un
- des directeurs, qui fit un appel aux souscripteurs, dans les termes sui-
vants : Toutes personnes, désireuses de souscrire aune société d'assu-
» rances contre les incendies de la ville ou de ses environs, sont priées
¦¦ de se présenter au tribunal le 7 de chaque mois où on s'occupera de
recevoir leurs souscriptions. De nombreux souscripteurs répondirent à
cet appel : James Hilton, lieutenant gouverneur de la Pennsylvanie,
" signa le premier et Benjamin Franklin le second. Benjamin Franklin
- fut nommé en tête des directeurs de la Compagnie. Le sceau de la
i Compagnie, qui représentait quatre mains s'ôtreignant, fut l'origine de
« son nom. Comme les maisons qui étaient bordées d'arbres verts n'étaient
« pas assurées par la Compagnie, une autre Société se forma sous le nom
o de Green Trce « l'Arbre vert ». Cette dernière prit les risques refusés
« par Y Hand in Hand. On n'a jamais pu s'expliquer cette prohibition des
" arbres; les uns disent que c'était parce qu'ils empêchaient d'approcher
des maisons en feu, les autres parce qu'ils attiraient l'électricité.
« Les deux vieilles Compagnies ont prospéré, Y Hand in Hand avait,
' au commencement de 1892, un actif de 18,500,000 francs et la Green
» 'lree 9,500,000 francs, leur principal passif étant les risques à payer par
¦¦¦ suite de sinistres à venir. »
Telles sont les grandes phases de l'assurance à Philadelphie, phases
qui ont eu leur répercussion dans tous les autres États de la grande Répu-
blique. Les Compagnies américaines d'assurance maritime contre l'incen-
die sur les accidents sont restées dans leurs pays d'origine ; seules, les
Compagnies d'assurances sur la vie ont traversé l'Atlantique et ont envahi
l'Europe et notamment la France.
Nous verrons plus loin leur fonctionnement sur l'ancien continent.



