L'idée d'un Congrès d'assurances n'est cependant pas nouvelle
HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGËR 217
reur : vie, incendie, marine, accidents, grêle, bétail, afin d'en augmenter
les connaissances techniques par l'étude en commun, et de rechercher
les moyens les plus efficaces et les plus rapides de vulgarisation de
chacune des branches d'assurances.
« L'idée d'un Congrès d'assurances n'est cependant pas nouvelle, car
depuis 1880 les assureurs américains tiennent un meeting annuel dans
lequel d'importantes et intéressantes questions sont agitées. — Elles
portent notamment sur les taxes, impôts, patentes, commissions. Des
études portent également sur l'histoire de l'assurance et de la
police d'assurance, sur les assurances hasardeuses, sur la jurispru-
; dence.
« Dans le premier Congrès des assureurs incendie tenu en 1880 à
New-York, 108 Compagnies étaient représentées. 20 appartenaient aux
États de l'Est, 37 à la ville de New-York et à l'État de New-York, 7 à
« l'Étal de Pensylvanie, 6 à l'État de New-.lersey, 11 aux États de l'Ouest,
5 aux Etats du Sud et 22 à des Etats européens.
« Les résultats obtenus depuis ce premier meeting ont été considéra-
¦ blés. Les conditions d'assurances, soumises aux lois spéciales à
chaque Etat, et dès lors différentes les unes des autres, ont été unifiées.
Les taxes et autres dispositions fiscales fixées par les Etats et les auto-
rités locales ont été modifiées. Les tarifs ont été revisés et appliqués
'¦ d'une manière plus étudiée et plus libérale. Par suite il s'en est suivi
* une augmentation toujours croissante dans la production.
« Nous devons donc prendre exemple sur ce qui se passe de l'autre
- côté de l'Atlantique, bien que les résultats que nous devons attendre
du Congrès do 1891 ne puissent être identiquement les mêmes que ceux
précités, les Compagnies d'assurances européennes ne se trouvant pas,
sur certains points et cas, dans les mêmes conditions que les Compa-
gnies américaines.
« Nous n'avons à retenir des meetings tenus par ces dernières que
•¦ diverses questions inhérentes à notre situation et à nos moeurs. Mais
nous devons y ajouter l'étude des moyens propres à enrayer les ten-
dances parlementaires, et l'action des Chambres syndicales ou corpo-
ratives.
« En effet, les Compagnies d'assurances de toute nature ne sont-
elles pas souvent menacées dans leur fonctionnement comme dans leur
développement, voire même dans leur existence, par les agissements
le certaines personnalités du monde parlementaire avides de réclame,
comme par ceux de diverses chambres syndicales industrielles ou
' ouvrières ?



