le travailleur et sa mutuelle
d'une organisation qui l'effraie, qu'il ne comprend
pas, et qui l'empêchera de travailler.
Il ne faut pas non plus laisser l'ouvrier se bercer de
fausses illusions, en lui promettant ce qu'on ne peut
tenir.
J'ai lu dernièrement dans un petit journal qui con-
tient de bien grandes vérités, une phrase ainsi conçue :
« Ils ont cru que des mots, beaucoup de mots, leur
seraient comptés pour des actes ; ils ont pris des enga-
gements , soulevé des espérances, justifié les préten-
tions les plus folles; ils sont allés jusqu'à dire l'instant
précis où le monde sortirait du chaos, où la société
serait refondue, où le grand oeuvre serait accompli..Ce
devait être pour le lendemain, puis pour le lendemain
du-lendemain; et cent mille travailleurs étaient là,
bouche béante , demandant le prodige qui ne venait
pas. »
Le travailleur demande un bon devis mutuelle
Eh bien ! cette phrase résume parfaitement la posi-
tion passée et présente du travailleur depuis le 24 fé-
vrier.
Avoir une bonne mutuelle !
Cette position menace de se prolonger. Il faut l'en
empêcher. Pour l'empêcher, il ne faut pas organiser
lentement, il faut améliorer de suite. Ce ne sont pas
des comités, des enquêtes qu'il faut aux travailleurs ;
ce qu'il leur faut d'abord, c'est du pain pour eux et
leur famille.
Point de pain sans travail.



